
Bossieu – Présentation & Histoire
Bossieu est un charmant village situé dans le Bas-Dauphiné, au nord de l’Isère rhodanienne. Il bénéficie d’un cadre naturel exceptionnel et d’une vue panoramique s’étendant jusqu’aux Alpes.
Distances
- à 10 km de La Côte-Saint-André
- à 13 km de Beaurepaire
- à 35 km de Vienne, Voiron et Bourgoin-Jallieu
Altitude : entre 372 m et 517 m
Superficie : 1 347 hectares, dont 534 hectares boisés
Carte
👥 Démographie
- Population actuelle : environ 340 habitants (2021)
- Population en 1860 : environ 650 habitants
- Âge moyen : 60 ans
🌳 Nature et patrimoine
À ses pieds s’étendent la Plaine du Liers et le ruisseau du Suzon, dessinent un paysage paisible et verdoyant. À proximité, la forêt de Bonnevaux et ses 13 étangs ravissent les promeneurs, pêcheurs et chasseurs, en quête de nature et de tranquillité.
- Le Grand Bois, Le Grand Étang, L’Étang Neuf, L’Étang Pélisson, L’Étang du Guy
- Le Berthelet, Le Girand, Le Petit Berthelet, L’Étang Buthion, Le Petit Jean
- L’Étang Paltoud, L’Étang Moiroud, L’Étang Coquet

Bossieu conserve également un riche patrimoine bâti :
- Le patrimoine architectural de Bossieu témoigne de son histoire :
- Le vieux moulin, vestige d’un savoir-faire ancestral, situé près du ruisseau du Suzon, qui traverse la plaine en contrebas du village.
- La maison forte du Cellier, témoin d’un passé seigneurial comportant une tour féodale coiffée d’un toit conique en briques rouges, bâtie selon la tradition en 1138, probablement datant du XIIIe siècle. Elle représente ce qu’il reste de l’ancienne dépendance agricole de l’abbaye de Bonnevaux.
- Les constructions en pisé et galets roulés, typiques de la région dauphinoise
Les Bossierots vivent ici dans un cadre authentique, façonné par les siècles et préservé avec soin.
Galerie photos
🏛️ Histoire
Bossieu fut découvert au 12ème siècle, en 1117 par des moines cisterciens venus évangéliser cette région du Comté de Savoie, alors protestante. Le nom latin Boxiacum signifie « résident en forêt », illustrant son implantation au cœur du bois.
Les moines ont construit une église vers 1254, sur le site actuel du cimetière communal, ainsi qu’une tour de guet encore visible aujourd’hui (réduite de 3,33 m par rapport à sa hauteur d’origine).
Histoire des « Cotanes du Sab » et du Marquisat d’Ornacieux
Les « Cotanes du Sab » regroupaient historiquement Semons, Arzay et Bossieu sous le Marquisat d’Ornacieux, avant d’être intégrées au canton de La Côte-Saint-André après la Révolution, et aujourd’hui à la Communauté de communes Bièvre Liers.
Ce passage du livre de l’Abbé Chuzel, curé de Meyrieux, offre un aperçu précieux de l’histoire locale du territoire situé dans l’actuel département de l’Isère. Voici un éclairage plus détaillé :
🏰 Avant la Révolution : les « Cotanes du Sab »
- Semons, Arzay et Bossieu formaient un ensemble cohérent appelé les Cotanes du Sab, une appellation ancienne et peu documentée aujourd’hui, mais qui semble désigner une entité territoriale ou seigneuriale.
- Ce territoire était administré par le Marquisat d’Ornacieux, une seigneurie influente de la région. Ornacieux, situé à proximité, possédait un château et des droits féodaux sur plusieurs communes environnantes.
- Ces trois communes partageaient probablement des liens économiques, religieux et sociaux étroits, renforcés par leur proximité géographique et leur rattachement à une même autorité seigneuriale.
Après la Révolution : réorganisation administrative
- Avec la Révolution française, les structures féodales ont été abolies, et les territoires ont été réorganisés en cantons. Semons, Arzay et Bossieu ont été intégrés au canton de La Côte-Saint-André, une entité administrative plus large.
- Cette réorganisation visait à rationaliser la gestion territoriale et à affaiblir les anciennes puissances seigneuriales.
🏘️ Aujourd’hui : Communauté de communes Bièvre Liers
- Les trois communes font désormais partie de la Communauté de communes Bièvre Liers, une intercommunalité qui regroupe plusieurs communes pour gérer des services communs (urbanisme, développement économique, environnement, etc.).
- Cette structure moderne reflète une volonté de coopération locale tout en respectant les identités historiques des villages.
📚 Références et patrimoine
- Le livre de l’Abbé Chuzel, publié en 1932, intitulé Histoire de l’Abbaye de Bonnevaux, est une source précieuse pour comprendre les traditions et l’histoire locale. Bien que difficile à trouver en ligne, il peut être trouvé sur des sites spécialisés en livres anciens comme Le Beau Livre.































